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Figaro littéraire & presse

Article paru dans le Figaro-Littéraire du 8 septembre 2011

Rubrique "littéraire en vue"

" Contre l'oubli " par Dominique GUIOU


Photos à l'appui
Louis Sciarli, Photographe du vrai
de Gilberte Dalmasso-Escoriza
Caractère-Imprimeur 150 p. 39€

Son nom est oublié. A t-il jamais été connu? Louis Sciarli, né en 1925, est l'un de ces artistes modestes qui savent saisir la vie en toute simplicité. On lui doit des portraits inattendus de nombreuses célébrités qu'il a croisées à Marseille (Fernandel, Marcel Pagnol, Georges Brassens et même Marlon Brando...). Mais Sciarli restera comme le photographe de la mémoire industrielle de La Ciotat et de ses Chantiers Navals. Il a croqué durant près de trente ans toutes les facettes de la construction des pétroliers géants. Le photographe était bien sûr présent lors des lancements des navires, moments d'intense émotion. Les Ciotadens avaient du nez : parmi les femmes d'élite choisies comme marraines des bateaux, trois d'entre elles deviendront premières dames de France : Mme Anne-Aymone Giscard d'Estaing, Mme Claude Pompidou et Mme Bernadette Chirac.


 

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Article paru dans le trimestriel « La revue culturelle de la Ville de Marseille» (mars 2011)

Ils ont écrit sur Marseille
"L'oeil pour témoin"


Aidé de la plume complice de Gilberte Dalmasso-Escoriza, Louis Sciarli témoigne "Photos à l'appui" d'une longue carrière de reporter-photographe vouée à sa curiosité dévorante de saisir à la volée la vérité de l'homme ou du moment, à sa passion d'être là, au bon instant, et de fixer pour lui-même ou pour les autres la trace d'une rencontre, d'un événement, d'une émotion.
Démarche personnelle ou commande d'entreprise, pendant un demi-siècle, Sciarli met en images, avec la même gourmandise visuelle, les siens dans leur vie quotidienne, sa ville de naissance La Ciotat et l'activité de ses chantiers navals, Marseille et ses innombrables opportunités : port, gare, urbanisme, foire internationale, spectacles, vedettes du jour saisies sur les plateaux de la télévision régionale ou encore les grands barrages de Haute-Provence ou des Pyrénées...
A tout moment, l'artiste témoigne de la pureté des lignes géométriques d'une construction, de l'équilibre et de la beauté d'un paysage, l'homme capte l'instantané d'un regard ou d'une attitude, le reporter enregistre l'événement. Lire ses photographies, c'est lire notre histoire.

Pierre ECHINARD
Directeur de la revue
Responsable de la Rédaction


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Article paru dans le quotidien « La Provence » (août 2009)


LITTĖRATURE

 " Du tricycle à la moto, Gilberte Dalmasso
fait tourner la roue des souvenirs "


« Quand on aime le passé, on aime la vie », écrit Marguerite Yourcenar
dans Les Yeux ouverts. Il faut croire que les Ciotadens aiment la vie
puisque, d’expositions en parutions d’ouvrages, les occasions de raconter l’histoire de la cité se multiplient, illustrant les épisodes et les héros qui constituent le patrimoine de La Ciotat.

Après le très documenté La Ciotat, Mémoire en Images de Christiane Ganteaume, appuyé sur la collection de cartes postales de Jean-Louis Tixier, un nouveau témoignage de la vitalité ciotadenne est donné par Gilberte Dalmasso dans un ouvrage, Du tricycle à la moto, cinq générations de Ciotadens, magnifiquement illustré et consacré aux aventuriers de la mécanique dont les exploits sportifs ou techniques, ont animé la vie locale pendant le siècle dernier.

Derrière un titre à tonalité mécanique, Gilberte Dalmasso raconte les exploits de six grandes figures dont les destins croisés ont tressé la légende d’une aventure humaine consacrée à la technologie sous ses aspects les plus divers, de la recherche de l’invention à la réalisation commerciale, des progrès scientifiques aux grandes victoires sportives. Légende qui avait d’ailleurs fait l’objet d’une exposition très réussie de l’auteure, au Musée ciotaden en octobre 2008 sous le titre Des roues et des hommes.

A l’occasion de la présentation de l’ouvrage, Gilberte Dalmasso avait invité à la Salle Saint-Marceaux de très nombreux amis et familiers des protagonistes de cette légende dont François Chevalier du mythique circuit Paul Ricard, pour une séance de dédicaces et une conférence où la documentation technique fournie par robert E-Smewing côtoyait l’émotion de l’aventure humaine. A l’évocation des exploits de Joseph Cassinelli, dit « Cassi casse-cou », du champion Jules Dallest dit « Le Manchot », ou de la dynastie Coq Georges, Jean-Jacques et Maurice, les enthousiasmes de l’imagination et de l’audace ont frémi dans l’assistance. Mais que dire du message de tendresse contenu dans l’évocation, par l’auteure, de son père, Esprit Dalmasso, « le sorcier de la mécanique » dont elle raconte les essais « au manche à balai » de son Pou du ciel.

Fille d’Esprit et de cœur, Gilberte Dalmasso a réalisé un ouvrage qui constitue une grande page d’histoire locale et un joli chapitre de saga familiale, témoignage d’une époque où « ça gazait du feu de Dieu ! »

 Michel CORNILLE


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Article paru dans le mensuel
« La Ciotat infos » (septembre 2010)

Sur les traces des grands hommes
Louis Sciarli, Photographe du vrai

Gourmand de la vie, des faits et des hommes, Louis Sciarli, photographe reporter, est un aventurier du quotidien. Dans « Photos à l’appui », Gilberte Dalmasso met à l’honneur ses clichés, révélant la richesse de son œuvre.

Pétulant du haut de ses 85 printemps, l’œil toujours vif et le regard complice, Louis Sciarli, Marseillais aux racines ciotadennes a déroulé l’album de sa vie en filigrane du siècle. Son goût du reportage lui a fait capter les images de toute son époque.

C’est dans le jardin du grand-père avenue des Italiens (aujourd’hui Fernand Gassion) que la photo se révèle le moyen idéal pour retranscrire l’infiniment vivant. Son premier appareil est un Eljy des frères Lumière et c’est lors d’une mission pour l’entreprise Chagnaud aux chantiers navals qu’il prend les photos de lancements qui lui vaudront d’être engagé par le baron d’Huart comme reporter unique des chantiers navals de 1947 à 1989. Parallèlement, Louis tient avec son épouse Lilette un laboratoire à Mazargues. Appareil en bandoulière, il capte la vie des hommes et fige des instants rares. A Marseille il travaille entre autres pour Fernand Pouillon chargé de reconstruire le quartier du Vieux-port après guerre, participe à l’œuvre de Le Corbusier et photographie les plus célèbres vedettes de l’époque : Fernandel, Brassens , Bécaud, Joséphine Baker, Marlon Brando, Aznavour, Michèle Morgan…

Aujourd’hui, Louis Sciarli a le sentiment d’avoir vécu une vie exceptionnelle, « et ça continue », dit-il. Il savoure une retraite enchantée, classant ses milliers de photos, films et objets de toute une vie de chasseur d’images qu’il fut. De La Ciotat il conserve le souvenir « du bruit des sirènes, des chaines qui se tendent et des cloches » qui résonnent encore dans son cœur, comme dans celui de nombreux Ciotadens.

 Christiane GANTEAUME-HUOT

 
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